JardinYûichi Yokoyama traduit par Céline Bruel


Par une brèche dans un mur, une foule de plusieurs centaines de personnes pénètre dans le « jardin » et découvre peu à peu ce vaste territoire interdit constitué d’une succession de paysages artificiels animés de mouvements automatisés. Le « jardin » est un décor désert, habité uniquement de dispositifs mécaniques, de cliquetis, de chocs et de grincements, un lieu sans orientation ni logique qui paraît généré au fur et à mesure de la curiosité qu’il suscite. Un lieu probablement sans fin, voué à l’inouï, à l’extraordinaire, à l’invention…

REVUE DE PRESSE

La bande dessinée m’emmerde (blog), Thierry, 11/5/2012
L’œuvre de Yûichi Yokoyama est singulière, radicale et terriblement cohérente [+]
The Comics Journal, Matt Seneca, 11/11/2011
Yokoyama’s second graphic novel, the recently translated Garden, also follows the logic [+]
101 propositions… (livre), Joseph Ghosn, 2 novembre 2009
Les plus beaux livres sont des explorations de territoires qui se dévoilent au fil des pages [+]
Zoom Japon, G. B., 1/6/2010
Grâce au travail des Éditions Matière, les lecteurs francophones ont à leur disposition [+]

Commander Jardin

Article provisoirement indisponible

328 pages, noir et blanc, mai 2009
broché, 15 x 21 cm
sens de lecture japonais
EAN 9782916383033, 22 €

Conception et réalité chez Yûichi Yokoyama

« Littéralement, il […] procède toujours comme s’il fallait qu’il y eût le maximum d’écrans entre la nature et lui, […] tout se passe comme si le beau était dépourvu d’importance et comme si, de l’art, ne devait être retenu que l’invention, soit la part de conception pure par laquelle l’art décolle de la réalité. Pour toutes ses oeuvres, l’on constate que la trame (armature de l’oeuvre ou point de départ) est d’ordre artificiel et non pas naturel. »

extrait de Michel Leiris, « Conception et réalité chez Raymond Roussel », in Raymond Roussel, Épaves, Paris, Jean‑Jacques Pauvert éditeur, 1972, p. 15-16.

Le ParK

« [L’architecte] a bien compris que le type de plaisir que procure un parc de loisirs, quel que soit son thème porteur, provient de la sensation excitante de pénétrer, par l’étroite brèche d’un mur, dans un monde interdit. Il a voulu produire les conditions de cette impression d’effraction fortuite dans un royaume inconnu sans commune mesure avec la réalité ordinaire. »

extrait de Bruce Bégout, Le ParK,
Paris, Éditions Allia, 2010, p. 100