ÉDITIONS MATIÈRE

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Créées au début de l’année 2003, les Éditions Matière agissent dans les champs de la bande dessinée, des arts plastiques et de la théorie à travers deux collections. La collection « Imagème » publie des travaux de bande dessinée, ou en rapport étroit avec la bande dessinée. La collection « Un se divise en Deux » publie ensemble des dessins et de la théorie, en des livres à tous égards tranchés.

Indépendantes de tout mouvement ou organisation, les Éditions Matière sont constituées en association loi 1901.

collection “Imagème”

La collection « Imagème » publie des travaux de bande dessinée, ou apparentés à la bande dessinée, chacun dans son genre s’attachant à faire valoir la clarté de la ligne, une exigence de minimalisme, et, nouant le tout, le primat de la forme sur la substance — de la présentation sur la représentation.
Dessins publiés par la bande, les travaux que rassemble la collection « Imagème » ambitionnent de constituer un corpus original de textes-en-images.

collection “Un se divise en Deux”

1_ Publier ensemble des dessins et de la théorie, tel est le programme de cette collection.
2_ Ensemble, mais sans fusion ni confusion des deux : pas d’œuvres unifiées, pacifiées, harmonisées, où les registres s’épousent et s’expriment l’un l’autre, ni de recueils divers, éclectiques, sans principes, où tout se mélange avec tout.
3_ « Un se divise en Deux », soit dire : on a raison de se diviser — soit encore, ici : on doit et donc on peut en un livre trancher.
4_ Un livre : deux pages de couverture, deux entrées, deux sens de lecture possibles.
5_ Matière à invention d’une forme, qui place au recto des dessins, à lire dans le sens occidental, au verso de la théorie, à lire dans le sens oriental, à rebours du sens commun. Les deux travaux se précipitant l’un vers l’autre, venant se joindre — se heurter, s’entrechoquer — à l’endroit où ils finissent.
6_ Dans ce dispositif, le lieu de jointure n’est pas celui d’une connivence, mais un point de tension, et de séparation : deux travaux ensemble, renvoyés dos à dos, nettement séparés, et à cette condition agissant en commun, et pour lui.
7_ On parle de montage, d’art et de pensée qui ne transigent pas.

REVUE DE PRESSE

Radio Campus Paris, “Mini gratin BD”, Yassine, 3 février 2015
Une œuvre unique issue du foisonnement graphique des années 70 [+]
France Culture, « Revue de presse culturelle », Antoine Guillot, 19 janvier 2015
Très embarrassant, pour le coup, cette surprenante affaire de censure, au lendemain de la mobilisation nationale pour la liberté d’expression [+]

Dernières parutions

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Tarzan contre la vie chère
Stéphane Trapier

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Les Écrans
Jacques Ristorcelli

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Prokon
Peter Haars



Défense d’afficher

« Les justifications politiques de la censure se ramènent toutes à une seule formule :
“Moi qui suis une âme forte, je sais mieux qu’elles ce qui est bon pour les âmes faibles.” »
(Jean-Jacques Pauvert,
« Le vrai problème de la censure »).

 

La société JCDecaux est tellement d’accord avec le titre du spectacle de Patrick Timsit, On ne peut pas rire de tout, qu’elle a pris la décision de ne pas afficher le dessin de Stéphane Trapier qui l’illustre.

Prenant acte, à la suite des tueries à Charlie Hebdo, à Montrouge et à la Porte de Vincennes, qu’« il y a en France une augmentation de 30 % de prescriptions d’anxiolytiques en une semaine », JCDecaux tient de la sorte à « ne pas heurter la sensibilité des personnes » en exposant le dessin d’un humoriste tenant une bombe dans ses bras.
La Sécurité sociale lui en sera gré, de même que tous ceux qui pensent – avec parfois une kalachnikov en main – que trop de liberté d’expression nuit aux bonnes mœurs et corrompt les âmes. Ce qui tient également lieu d’avertissement à la concurrence : plus propre que le roi de la sanisette, tu meurs…

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Stéphane Trapier s’affiche (quand même)
galerie Barbier & Mathon
du 21 janvier au 11 février 2015

10 rue Choron, Paris 9e
du mercredi au samedi, de 14 heures à 19 h 30

Première exposition de Stéphane Trapier, consacrée aux dessins réalisés pour le Théâtre du Rond-Point et pour l’ouvrage Tarzan contre la vie chère.
+ grands formats couleur inédits.

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Angoulême 2015
15 place du Champ-de-Mars
du 29 janvier au 01 février 2015

À Angoulême, il y a un festival. Il est « off ». On l’appelle FOFF. On y trouve les Éditions Matière.

 

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Soirée de lancement Tarzan contre la vie chère
librairie Le Sandre
jeudi 11 décembre 2014

5 rue du Marché-Ordener, Paris 18e
à partir de 19 heures

Présentation et lancement des ouvrages Tarzan contre la vie chère de Stéphane Trapier, et Ecce homo de Anne van der Linden et Christophe Comentale.

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Montreuil-sur-Livres
librairie Folies d’encre
samedi 14 décembre 2014

9 avenue de La Résistance, 93100 Montreuil
à partir de 12 heures

À l’occasion du lancement de l’association Montreuil-sur-Livres, venez rencontrer autour d’un verre les éditeurs auteurs, illustrateurs, libraires, bibliothécaires et autres acteurs du livre de Montreuil et de ses environs (dont Éditions Matière, B42, La Ville brûle, Les Rêveurs, Libertalia, L’Échappée, Les Fourmis rouges…)

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Central vapeur #4
13 et 14 décembre 2014

Les Éditions Matière participent au salon micro-éditeurs, en excellente compagnie.

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Soirée de lancement Tarzan contre la vie chère
librairie Le Monte-en-l'air
vendredi 31 octobre 2014

2 rue de la Mare, Paris 20e
à partir de 18h30

Présentation et lancement des ouvrages Tarzan contre la vie chère de Stéphane Trapier, et Cent Titres de Clémentine Mélois.

 

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Festival de Colomiers
14, 15 et 16 novembre 2014

Les Éditions Matière participent au festival, et accompagnent l’exposition « Wandering through maps, un voyage à travers les cartes », de Yûichi Yokoyama, au Pavillon Blanc.

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Wandering through maps, un voyage à travers les cartes
Le Pavillon Blanc, Colomiers (31)
du 27 septembre au 20 décembre

Première exposition monographique de Yûichi Yokoyama en Europe !

« Figure atypique à plus d’un titre, chef de file du néo‑manga, Yûichi Yokoyama a fait du manga l’accomplissement d’un art lié à la peinture. Ses narrations à la fois cliniques, linéaires et absolument dépaysantes, prennent place dans le monde urbain et technologique. La déambulation de personnages masqués dans ces univers artificiels quasi extra-terrestres et les métamorphoses du paysage placent le lecteur sur un radeau temporel. Chez lui, la nature est reconstruite par la technique ou encore enfermée dans des serres au milieu de la ville. Si son vocabulaire graphique emprunt de géométrie rapproche son œuvre de l’abstraction, le dessin est un dépaysement total digne des Prouns de l’artiste El Lissitzky, “station d’aiguillage entre peinture et architecture” : une définition que l’on pourrait ici appliquer à la rencontre entre la peinture et la bande dessinée. L’exposition montrera les liens entre peinture et manga. Elle proposera aussi un espace dédié à la lecture et à la restitution d’ateliers. »
(Kodama Kanazawa, commissaire.)

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Vernissage de l’expo sérigraphique Yûichi Yokoyama
foff 2014, Angoulême
vendredi 30 janvier

L’édition 2014 du foff est l’occasion de présenter deux sérigraphies réalisées par Séverine Bascouert (L’Institut sérigraphique) à partir de dessins couleur de Yûichi Yokoyama, La Capitale et moi et Nouveaux Travaux publics.
Une pièce du Moon, l’ancienne boîte de nuit interlope où se déroule le festival, est consacrée à l’accrochage des deux reproductions et à la présentation de quelques outils et étapes de leur exécution : les polyesters employés comme écrans, les trames Deleter, les « films masque ». Sur l’un des murs sont présentées les recherches couleur de Séverine Bascouert : bouts d’essais, tests de transparence des encres, chronologie analytique des passages colorés… Autant d’éléments qui permettent d’appréhender la façon dont Séverine Bascouert a reconstitué les images de Yokoyama en serrant au plus près les techniques de composition de Yokoyama.

Dans la foulée de l’inauguration de cette petite exposition est lancée ce qui restera indéniablement comme l’un des points d’orgue du foff 2014 : la compétition internationale de hula-hoop organisée par les Éditions Matière. En deux manches et une finale chronométrées avec une rigueur toute professionnelle par Maxime Milanesi, des Éditions FP&CF, cinq concurrents s’affrontent devant un public chauffé à blanc par la bière blonde du foff.
Au terme d’un duel interminable, Carine-je-fais-du-hula-hoop-en-fumant-en-téléphonant-en-lisant-des-bouquins l’a emporté d’une courte hanche sur Anne-Émilie-je-fais-du-hula-hoop-comme-j’ondule-comme-je-respire.
Carine, par ailleurs volontaire et barmaid du foff, emporte ainsi l’un des t-shirts Yokoyama édités par Collection revue, Éditions Matière et l’Institut sérigraphique, et parade avec derrière le comptoir du Moon tandis qu’Anne-Émilie se console avec un exemplaire de Baby boom, le dernier ouvrage de l’artiste japonais.

(Pour une description complète des quatre journées foff à Angoulême, voir le reportage réalisé par Collection revue.)

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