Juan Pérez Agirregoikoa


Né à San Sebastian au Pays basque en 1963, Juan Pérez Agirregoikoa a suivi une formation d’arts plastiques à l’université du Pays basque, puis à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris parallèlement à des études de philosophie à l’université Paris‑VIII et au Collège international de philosophie.

Juan Pérez Agirregoikoa vit et travaille à Paris et San Sebastian. Représenté par les galeries Carreras Mugica (Bilbao) et Clages Gallery (Cologne), il a participé aux expositions collectives « Populism » (Francfort, Amsterdam, Oslo, Vilnius, 2005) et « Urban realities » (Martin Gropius Bau, Berlin, 2005). Il était présent à La Sucrière pour la 9e Biennale de Lyon (2007), au musée Guggenheim de Bilbao pour l’exposition « Chacun à son goût », et a fait l’objet au MuHKA (Anvers, 2009) du cinquième volet de la série de monographies explicitement intitulée « Lonely at the top ».

En 2010, il a fait partie des invités du 31e Panorama d’art brésilien de São Paulo. En 2011, il a participé à la Biennale d’Anglet, et a installé l’œuvre An eye for an eye and a tooth for a tooth au Passage souterrain (Paris). Le musée Reina‑Sofia (Madrid) lui a consacré à l’automne 2012 l’exposition personnelle « Do you want a master? You will have it! ».

Depuis 2006, Juan Pérez Agirregoikoa collabore régulièrement avec les Éditions Matière. Ils ont conçu ensemble cinq ouvrages : Camarades, à présent je suis de droite (2005), Faible passion du réel / Le Théorisme, méthode de salut public (2006), Concert pour poing levé (2007), Citations pour le président Sarkozy (2009), Rééducation (2012).

REVUE DE PRESSE

Wall Street journal, s. n., 7/11/2012
“when Rauschenberg erases De Kooning, that’s a work of art, and when the Taliban wipe the Buddhas off the map, they’re savages” [+]
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La ville après les applaudissements

« Bannissons les applaudissements, le spectacle est partout ! » : ce graffiti bougrement situationniste relevé à l’université de Nanterre en Mai-68 donne son titre à l’exposition proposée par Manuel Segade, qui réunit les travaux de Carme Nogueira, Julia Montilla, Juan Pérez Agirregoikoa, Francesc Ruiz et Oriol Vilanova.

Juan Pérez Agirregoikoa y présente une série d’aquarelles intitulée 1950 : Géo-maîtrise, élaborée à partir du compte rendu télévisé (« Journal de 20 heures » d’Antenne 2, 1984, août 1984) d’un épisode de l’histoire de la désindustrialisation de la ville de Clichy, le licenciement, en 1984, de plus de mille travailleurs de l’usine Citroën. Les aquarelles sont accompagnées des vidéos réalisées pour Concert pour poing levé.

Clichy-la-Garenne, Pavillon Vendôme, Centre d’art contemporain de la Ville de Clichy, 7 rue du Landy
du 25 janvier au 13 mars 2014

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Culture is what is done to us

« Art is what we do. Culture is what is done to us. »
(Carl André, in B. Rose & I. Sandler, Sensibility of the Sixties, 1967.)

Exposition personnelle.

Galerie Clages, Cologne
du 16 janvier au 1er mars 2014

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Forever Young

Participation à l’exposition collective sous-titrée « À propos du mythe de la jeunesse ».

Kunsthalle Nürnberg, Allemagne
du 31 octobre 2013 au 19 janvier 2014

musée Reina-Sofia, Madrid

« Do you want a master? You will have it! »
exposition au Sabatini Building, Protocol Room and Espacio Uno
L’exposition occupe deux salles du cabinet d’arts graphiques du musée. L’Espacio Uno plonge le visiteur dans un « monde de douleur » (« world of pain ») : deux frises picturales y confrontent violemment des scènes canines tracées au fusain (frise supérieure) à des portraits grand format de « maîtres » en chaise roulante exécutés à l’aquarelle (frise inférieure).
La Protocol Room présente deux films d’animation réalisés à l’aquarelle.
Calle Santa Isabel, 52, Madrid
du 10 octobre 2012 au 25 février 2013

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Fin de fiesta

De 2005 à 2012, le commissaire Mario Canal a invité successivement treize artistes à investir le temps d’une nuit, dans une complète discrétion médiatique, un passage piéton souterrain situé non loin du Palais de Tokyo. À l’été 2011, Juan Pérez Agirregoikoa a installé cotillons, confettis, bannières et ballons de baudruche dans le Passage souterrain, avant d’y faire éclater une volée de pétards. Les restes de cette fête qui n’eut pas lieu se dissipèrent peu à peu plusieurs jours durant sous les pas et la curiosité des passants.

« Pour une société engagée dans un processus d’effondrement continu — régulièrement proclamé par les mass media et par les intérêts politiques et économiques , la fin du monde prend l’allure d’une inoffensive rengaine répétée avec l’intensité d’un slogan. Dans cette fête perpétuelle des apparences et de la panique, les paroles ont perdu toute gravité morale, et la formule biblique « Œil pour œil et dent pour dent » n’est plus qu’une belle excuse pour aller faire du shopping.
Le travail de Juan Pérez Agirregoikoa n’est pas simplement sarcastique en soi, il fait également la démonstration du sarcasme qui régit la société actuelle. L’absurdité transformée en plus absurde. La multiplication en guise de méthode, l’humour comme subterfuge à l’encontre d’une réalité indigeste sans une bonne distance critique. L’usage de l’ironie. L’image tordue d’une défaite courue d’avance, et de sa conversion en caricature. L’opposition stupide à ses propres réflexes. Le dessin en guise de tranchée, et les phrases prises hors contexte en guise d’armes de jet. »
(Mario Canal, commissaire du Passage souterrain.)

Passage souterrain (page 11),
avenue de New York / rue de la Manutention, 75016 Paris

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