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C’est
l’histoire de Paolo Falcone, un père comme un autre,
un père qui aimerait que son fils lui ressemble, un père
qui fait de son mieux, qui essaie de transmettre ce qu’il aime,
ce qu’il sait faire, un métier : le maniement du
38 Beretta et du Glock, le respect des contrats, la précision
des repérages, et même un peu les explosifs. C’est
l’histoire de Romain, un fils gâté et narcissique,
une tête de nœud qui fait l’Essec, tireur plutôt
doué mais qui ne s’imagine pas en serial killer.
C’est un polar et c’est une histoire de famille. Une affaire
d’ambitions contrariées et de divergences de vues, une
histoire de roue qui tourne. Linge sale, amour, négociations,
or et orgueil… c’est juste une histoire, quoi. Qui va
du père au pire. À
la narration sèche et factuelle de Marc Villard, Eugénie
Lavenant apporte ses noirs et blancs sophistiqués et brutaux.
Mais surtout, sous couvert de réalisme photographique, Lavenant
déplace progressivement les points d’ancrage du récit :
l’image ne cadre pas tout à fait avec le texte, le fils
ressemble bougrement à une fille, l’un des « patrons
» n’est autre que Cary Grant… et peu à peu,
les clichés ne sont plus ce qu’ils étaient.
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